SYNPTIC :  Le syndicat exige le respect du protocole d’accord

SYNPTIC : Le syndicat exige le respect du protocole d’accord

Le syndicat des professionnels des technologies de l’information et de la communication (SYNPTIC) a animé un point de presse, le lundi 19 février 2018, à la Bourse du travail de Ougadougou.

Le SYNPTIC demande l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement, le 25 juillet 2016. Il a  annoncé une série d’activités de protestation dont un sit-in qui se tient les 19  et 20 février 2018, devant l’Université Ouaga I, Pr Joseph Ki-Zerbo.

Le 25 juillet 2016, un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement et le Syndicat des professionnels des technologies de l’information et la communication (SYNPTIC). Le gouvernement s’est engagé à mettre en place un plan de carrière (reclassement du diplôme d’ingénieur de travaux informatiques en A2, la création d’une école professionnelle, le rétablissement et l’augmentation de l’indemnité spéciale d’informaticien pour tout informaticien de l’administration publique (EPE, fonction publique etc.) au plus tard, janvier 2017. Plus d’un an et demi, soit dix-neuf (19) mois après les engagements pris par le gouvernement, aucun point du protocole d’accord n’est satisfait. C’est dans cette optique que le SYNPTIC a animé un point de presse le lundi 19 février 2018, à la Bourse du travail de Ouagadougou, pour dit-il, dénoncer le non-respect des engagements pris par le gouvernement et exiger par la même occasion, l’application du protocole d’accord. Le SYNPTIC entend mener un certain nombre d’activités pour exiger l’application de ce protocole. Pour ce faire, le SG Salfo Ilboudo, a  informé qu’un sit-in se tient les 19 et 20 février, devant la présidence de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo de 7 h 30 à 12 heures. Pour lui, le lieu de la manifestation n’est pas fortuit, car selon ses explications, les premiers responsables ont montré leur mauvaise foi dans l’application du protocole d’accord au niveau des EPE, le cas de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo. Salfo Ilboudo soutient que dans l’application de ce décret, les dirigeants de certains EPE, notamment ceux rattachés au MERSI refusent de s’exécuter et de rétablir cette indemnité, arguant que le décret ne concerne pas les EPE. «Le nouveau décret de 2017 vient modifier celui de 2014 qui avait conduit à la suppression de l’indemnité spéciale d’information. Nous notons ici, une volonté manifeste de continuer à brimer les informaticiens des universités publiques et structures rattachées au MERSI», a laissé entendre le SG du SYNPTIC. Il poursuit que les nombreuses rencontres avec les autorités de l’UO I -JKZ  témoignent de la mauvaise foi de ces premiers responsables dans la gestion du dossier. Selon ses dires, après avoir saisi les premiers responsables, le 2 mars 2017, le service financier de l’UO I a donné l’assurance que dès que le décret d’application relatif à application sera signé, les informaticiens pourront rentrer dans leurs droits. Après lecture du décret, ce dernier a soutenu que le SG de l’université a fait comprendre au SYNPTIC que ce décret ne concernait pas les EPE, mais les informaticiens de l’administration publique. Après la lecture de la nouvelle circulaire du MINEFID marquant son accord pour le règlement de l’indemnité au profit de tous les informaticiens des EPE, le président de l’UO I, après avoir consulté son staff technique, a proposé une rencontre élargie afin de comprendre le sens des termes «agent public de l’Etat» et «administration publique».  «Le conseiller spécial du Premier ministre, Magloire Somé, après avoir reconnu que les informaticiens des EPE font partie du protocole d’accord, s’est engagé à initier dans un bref délai, une correspondance à la signature du PM, afin d’accélérer la gestion du dossier. Mais, aucune promesse n’est tenue jusque-là», a-t-il avoué. En outre, il affirme que la ministre du développement, de l’économie numérique et des postes (MDENP), Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, et ses proches collaborateurs, ont aussi montré leur incapacité à résoudre les problèmes des informaticiens. «On assiste à des nominations par clan, des nominations qui ne respectent pas les normes, sous le regard complice de madame la ministre», a-t-il dénoncé. A l’écouter, ces responsables, en refusant  d’appliquer le protocole d’accord, les invitant à la lutte. Et en cas de non satisfaction après ces deux jours de sit-in (19 et 20 février), Salfo Ilboudo affirme que le sit-in se poursuivra du 20 au 22 février, suivi d’une grève du 26 au 28 février 2018. Par ailleurs, le SYNPTIC tient les premiers responsables du MDENP et de l’Université Ouaga I pour responsables des conséquences que ces mouvements de protestation pourraient engendrer .

Pélagie OUEDRAOGO

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