Rencontre gouvernement/syndicats de l’éducation : Un accord écrit avant… dénouement

Rencontre gouvernement/syndicats de l’éducation : Un accord écrit avant… dénouement

Mettre enfin un terme à la crise de l’éducation qui secoue depuis un bout de temps le Burkina Faso. C’est l’objectif de la rencontre de ce mardi 16 janvier 2018, qui a réunie sur la même table, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) et le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Il est ressorti de ces échanges que le bout du tunnel n’est pas loin, que les bases qui feront de cette crise un souvenir ont été jetées.

L’école burkinabè est secouée depuis un certain temps par une crise que peinent à résoudre les autorités du pays. Demandant la satisfaction d’un certain nombre de revendications, le Premier ministre avait appelé les enseignants à la retenue car la satisfaction des exigences de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) devraient entraîner une incidence globale minimale de 50 milliards de FCFA. Et dans l’intention de sauver l’année académique 2017-2018 qui a déjà perdu un trimestre, des échanges ont eu lieu entre les deux parties, en l’occurrence le gouvernement et les syndicalistes. A l’issue de l’entretien de ce 16 janvier 2018, Paul Kaba Thiéba a exprimé toute sa satisfaction relative aux résultats de ce tête-à-tête. «Il y a un conflit social qui dure depuis longtemps entre les parties concernées et le gouvernement dans le but de trouver une solution rapide à ce problème qui secoue le système de l’éducation et également la cohésion sociale. Je voudrais dire qu’à l’issue de ces échanges, je me réjouis de l’ambiance très constructive à laquelle les travaux se sont déroulés. Je tiens également à féliciter la coordination pour leur sens élevé de responsabilité», a-t-il laissé entendre. Selon lui, il y a eu des avancées lors de cet entretien, car il y a eu des ébauches de bases pour une sortie de crise. «Je suis convaincu que sur la base de ces discussions, nous pourrons trouver dans un proche avenir des réponses pour une solution définitive à cette crise qui a trop perturbé le fonctionnement de l’école burkinabè. Dans un très proche avenir, cette crise ne sera plus qu’un lointain souvenir», rassure le chef du gouvernement.Pour sa part, le coordonnateur national des syndicats de l’éducation, Wendyam Zongo, est allé dans le même sens en disant qu’il  y a eu des avancées, que des propositions leurs ont été faites, et qu’ils ont souhaité à ce qu’on mette à leur disposition un document qui pourra leur permettre de mieux apprécier ces propositions. Ainsi après appréciation de ces propositions, ils verront dans les jours à venir dans quelle mesure suspendre leur mot d’ordre de grève en cours. Par ailleurs, les discussions reprennent aujourd’hui dans l’après-midi et c’est à l’issue de cela, que le contenu des propositions sera communiqué. Et pour Wendyam Zongo de préciser que les syndicalistes n’aiment pas les propos verbaux. «Nous aimons ce qui est concret, et quand c’est écrit nous pouvons mieux analyser et apprécier», fait-il savoir. En somme, les propositions concernent l’ensemble des points de la plate-forme qui a été soumise au gouvernement.

Larissa Kaboré

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