Référendum constitutionnel du 21 septembre en Guinée : Sortir de l’Etat d’exception avec ou sans le général Doumbouya ?

Référendum constitutionnel du 21 septembre en Guinée : Sortir de l’Etat d’exception avec ou sans le général Doumbouya ?

 

 

Le 21 septembre a été retenu comme la date du référendum constitutionnel, qui sera véritablement le premier pas vers un retour à l’Etat de droit en Guinée. Maintenant, on peut dire que la météo politique de ce pays a un petit éclairci. Car que n’a-t-on pas entendu depuis décembre 2024 ?

Un général-président qui affirma qu’il y aura présidentielle, 3 mois après, c’est le porte-parole du gouvernement Gaoual Diallo qui dit le contraire. Ensuite, un premier ministre Ba Oury qui répète que la Guinée va organiser des élections en 2025. Mais concrètement, il n’y avait rien qui se dégageait.

Depuis ce 1er avril, et ce n’est pas un poisson d’avril, la date du référendum constitutionnel est connue, 21 septembre 2025, les kits biométriques sont débarqués par lot et la campagne d’enrôlement commence le 15 avril, comme l’a annoncé le patron de l’Administration électorale de ces élections, le général Khalil Condé.

Il y aura donc une nouvelle liste électorale censée prendre en compte les Guinéens en âge de voter, mais aussi expurger les morts, les absents et les doublons. Bref, le corps électoral devra émerger de ces inscriptions. Y aura-t-il audit de ce fichier électoral ? On peut en douter.

Et surtout, ce qui est attendu par les Guinéens, qui en parlent et même que le sujet passionne, divise, énerve ou rassure : la candidature de l’ex-légionnaire, le général-président Mamadi Doumbouya. Sera-t-il candidat ? Question sans doute saugrenue, car même si le principal concerné se mure dans un silence calculé, tout indique qu’il met tout en place pour se présenter et être élu. Il a un précédant actuel le général Oligui, même si le Gabon n’est pas la Guinée.

On n’imagine mal le locataire du palais Mohamed V, faire ce coup d’Etat, rester au pouvoir 4 ans, organiser les élections et céder son fauteuil et retourner dans les casernes. ATT et Salou Djibo, c’est déjà loin et dépassé ! L’époque contemporaine ou plutôt les temps sont au retour des militaires au pouvoir, version 2.0, qui organisent après les élections pour être «lavés» par le feu du suffrage universel. Poser la question de savoir si le général Doumbouya sera candidat ou non, c’est y répondre en même temps !

La REDACTION

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