C’est l’une des décisions prises après la grande tragédie qui a frappé la province du Yagha et tout le Burkina Faso. Dans un communiqué rendu public hier lundi 7 juin 2021, le gouverneur de la région du Sahel, Salfo Kaboré, a annoncé l’interdiction de circuler pour les engins à deux et à trois roues sur une partie de l’étendue de la région. «La circulation des engins à deux roues, motocyclettes et cyclomoteurs et à trois roues, tricycles, est formellement interdite sur une partie de la région du Sahel pour compter du lundi à 24h jusqu’à nouvel ordre», informe le communiqué.
Selon ledit communiqué, une exception est faite pour les personnes munies d’une autorisation y relative délivrée par les autorités compétentes notamment la Police ou la Gendarmerie. Pour finir, le gouverneur précise que cette restriction concerne les localités de la province du Yagha et de l’Oudalan.
Dans un deuxième communiqué signé du gouverneur de la même région, il est annoncé la fermeture immédiate des sites aurifères artisanaux dans les deux provinces précédemment citées. «Fermeture de tous les sites aurifères artisanaux et de la suspension de toutes les activités liées à l’exploitation de l’or sur ces sites sur toute l’étendue des provinces de l’Oudalan et du Yagha pour compter du lundi jusqu’à nouvel ordre», a annoncé lundi le gouverneur de la région du Sahel, le colonel-major Salfo Kaboré.
Ces deux mesures interviennent soixante-douze heures après le massacre par de plus d’une centaine de civils tués dans l’attaque de la Solhan, commune située à quinze kilomètres de Sebba, dans la province du Yagha. Selon plusieurs sources concordantes, les assaillants ont dans un premier temps attaqué le poste des Volontaires pour la défense de la patrie avant de pénétrer dans le village. Les mêmes sources, indiquent que la grande partie des victimes a été recensée sur le site aurifère du village.
Selon un dernier bilan provisoire, 160 personnes ont été tuées dans l’attaque, la plus meurtrière enregistrée au Burkina Faso depuis le début des assauts djihadistes, en 2015. Parmi les victimes figurent «une vingtaine d’enfants», précise un élu local cité par l’Agence France-Presse. Des «opérations d’envergure» étaient toujours en cours dimanche pour «retrouver et neutraliser les terroristes». L’assaut n’a pas encore été revendiqué.
La rédaction
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