Présidentielle du dimanche 21 mars au Congo-Brazza : Sassou, serein, sur la planche du 4e mandat

Présidentielle du dimanche 21 mars au Congo-Brazza : Sassou, serein, sur la planche du 4e mandat

Pendant que ces homologues d’Afrique de l’Ouest s’échinent pour un troisième mandat, Denis Sassou N’Guesso, lui, est devant ! Il fonce, épée au clair et moustache poivre-sel au vent, vers un quatrième. Et qu’il compte bien remporter. N’en déplaise à l’opposant Guy Brice Parfait Kolélas qui se plaint sur la situation du Pool, ou à Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa qui croupissent en prison !

Le 21 mars 2021 au soir, à moins d’un tsunami en terre congolaise du côté de Brazzaville, Sassou devrait être en train de boire son petit lait, savourant un autre trophée sur  son long chemin de règne. 36 ans ! Il peut figurer sans rougir dans le livre des records Guinness de longévité au pouvoir. Et ce n’est pas encore terminé, puisque si le quatrième mandat est acquis, les compteurs pourraient s’affoler. Et si le Grand Barbu lui fait une bonne rallonge sur ses 77 printemps de vie, un cinquième mandat, pourquoi pas !

Et il peut se permettre de le rêver. Parce que tout comme pour le Maréchal guerrier tchadien Idriss Déby, qui  vogue sur le tapis d’un énième mandat, il n’y a pas grand monde pour vitupérer contre les appétits voraces pour le «méchoui de pouvoir» du  président congolais. Les pays occidentaux n’ont pas trop bronché devant ce qui s’apparente assurément à une violation tout de même loquace et flagrante du principe de l’alternance cher à la doctrine de la démocratie. Si ce n’est peut-être la pandémie de coronavirus qui a peut-être quelque peu enrayé les cordes vocales attentives au respect des règles démocratiques, avec ses salaces conséquences économiques, les réactions sont plutôt mornes, voire quasi inexistantes.

Mais il apparaît de plus en plus aux yeux du monde, que l’intensité des  bouderies et des sermons consécutifs à la non-observation des principes de la démocratie par les manants au pouvoir du côté de l’Afrique, dépend de qui pèse dans la balance des intérêts. Le Tchadien brandit sa «team warrior» très importante dans le maintien de la précaire stabilité sécuritaire de la région du Sahel en proie aux terroristes de tout poil et Denis Sassou N’Guesso peut lancer sa planche sur les puits de pétrole qui gorgent les entrailles du Congo-Brazzaville. Et apparemment, tant qu’il sait naviguer et diriger son «insubmersible» sur les zones adéquates, il peut s’assurer de tenir longtemps sur la planche. Même après 36 ans de pouvoir et 77 ans d’âge !

Ahmed BAMBARA

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR