NDI-Genre et affaires publiques :Les femmes veulent plus de pouvoir en 2020

NDI-Genre et affaires publiques :Les femmes veulent plus de pouvoir en 2020

Le National democratic institute (NDI) a entamé  une série de conférences sur l’inclusion et la participation effective des femmes et des jeunes en politique au Burkina, dont la première a eu lieu, ce mardi 22 mai 2018, à Ouagadougou. Pour la directrice du NDI, Aminata Kassé, cette conférence publique avait pour objectif, de réveiller la réflexion sur la participation des femmes qui, selon elle, semblaient endormies. 

Depuis décembre 2016, le NDI met en œuvre le programme «Renforcer la participation des femmes et des jeunes à l’animation des partis politiques et l’élaboration des politiques» financé par la coopération suédoise. L’un des objectifs du programme est d’accroître les possibilités pour les femmes et les jeunes d’assumer un plus grand rôle de leadership dans les partis politiques. «Nous avons travaillé à mobiliser les jeunes, les femmes et les cadres des partis politiques sur cette problématique de la participation des femmes à la politique», a soutenu la directrice du NDI-Burkina, Aminata Kassé. Elle a laissé entendre que les partis politiques ont un rôle à jouer, mais il s’agissait pour eux de réveiller la réflexion sur la participation des femmes qui semblaient endormies.  La conférence du jour a permis de débattre des obstacles à l’inclusion et à la participation des femmes à la politique et à l’animation de la vie publique. Des dires des organisateurs, ces échanges ont pour but de susciter le débat, impulser une dynamique de partage de points de vue, d’expériences, de stratégies et d’approches pour une meilleure représentation des femmes dans les sphères de décision. La directrice du NDI a souligné que cette rencontre est la première d’une série de conférences, pour que les acteurs qui réfléchissent aux solutions se rendent compte aussi, de la perception que le citoyen lambda a des femmes politiques.

La conférence publique s’est déroulée en deux sous-thèmes :

«l’engagement politique des femmes : enjeux et défis,» qui a été animé par Madame Touré de l’Association des femmes juristes du Burkina (AFJ ). Elle a décortiqué l’arsenal juridique sur l’engagement des femmes en politique.

«la perception des citoyens de la participation des femmes au processus de développement du Burkina.» fut la seconde communication.

C’est le journaliste, analyste politique, et expert en communication Dieudonné Zoungrana, qui a développé le deuxième sous-thème, a expliqué que l’arène politique est généralement dédiée aux hommes, ce qui fait que les femmes qui y descendent sont souvent considérées comme des OVNI. Il a poursuivi que les femmes qui s’engagent font preuve de courage, de témérité, «on sait que quand une femme s’engage, elle doit être encouragée car elle fera œuvre utile». Toutefois, il a affirmé que les clichetons négatifs sur les femmes sont l’œuvre des femmes elles-mêmes. Donc, il les a conseillées de «balayer devant leur porte», c’est en cela qu’elles pourront avancer.

La modératrice des échanges, Nestorine Sangaré, a indiqué que plusieurs facteurs pénalisant les femmes ont été identifiés, lors de la conférence publique. Selon elle, les panélistes ont fait ressortir que les pesanteurs socioculturelles constituent des obstacles à la participation des femmes à la politique, au-delà de cela, il y a les questions de la formation, de la violence politique, du manque de moyens financiers. «Quand on parle de la participation politique des femmes, il ne s’agit pas uniquement des postes électifs, il y a aussi les postes nominatifs», a fait remarquer Mme Sangaré. A l’en croire, la solution c’est d’avoir une stratégie qui inclut la formation, un engagement des OSC à travailler à mobiliser les femmes pour défendre leurs droits, notamment en matière d’adoption et d’application des textes juridiques. «Il y a un travail à faire au niveau des médias, pour qu’il y ait une visibilité des femmes politiques», a-t-elle ajouté.

Aline Ariane BAMOUNI

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