Il était déjà au cœur du pouvoir par les liens nuptiaux, puisqu’il est le beau-père de la fille de Donald Trump, Tiffany. Puis, le 1er décembre 2024, il est bombardé haut conseiller pour le Moyen-Orient dans l’Administration du 46e président américain.
Puis, le voici qui hérite d’une autre casquette, celle de «Monsieur Afrique» de Trump. Le pédigrée de Boulos prédispose à certains égards à ce poste. Américano-Libanais, il est né en 1971 à Kfaraakka, Boulos a certes étudié l’Administration des affaires au Texas, mais c’est à la dure qu’il s’est forgé sa stature de Crésus, car il est tout de même milliardaire, une race d’homme que raffole Trump, lui-même en étant un. C’est au Nigéria, en louant des voitures de luxe que Massad Boulos est devenu Massad «Midas». Il est vrai que son diplôme de général Business obtenu à l’université de Houston.
Le PDG de SCOA Nigeria a su tirer ses marrons du feu, non seulement en affaire, mais aussi en amour. Il est marié à la fille d’un autre magnat libanais qui a pignon en Afrique : Sarah Fadoul, fille de Michel Zouhaur Fadoul bien connu au Sahel. Boulos tata de la politique au Liban avec le Courant patriotique libanais (CPL) le parti du président Michel Aoun qu’il représente au Nigéria.
C’est en 2019 qu’il côtoie Trump et lors de la campagne présidentielle de 2020. Que peut-il concrètement faire en Afrique ? Sans transiger, pas grand-chose pour la simple raison qu’avec le président Trump, nul ne décide sauf lui ou à la limite Elon Musk et encore, il faudra attendre de voir d’ici là.
Sûrement, Boulos fera quelques représentations, effectuera quelques boulots comme cette tournée dans 4 pays africains dont la riche RD Congo, dont un contrat minier est en passe d’être signé.
Pour le reste, il ne faut pas rêver : Massad Boulos ne pourra pas faire reculer Trump pour la suspension de l’USAID, ni l’AGOA, il sera impuissant aussi sur le partenariat USA-Afrique domaine réservé à Trump. Encore moins, faire changer Trump sur le renvoi des migrants africains… Bref, c’est «un Monsieur Afrique» qui occupe une fonction, en principe qui n’est pas une coquille vide, mais la personnalité du locataire de la Maison Blanche, met en évidence une certaine vacuité.
La rédaction
COMMENTAIRES