Justice militaire : Les «blanchis» et les «récalés» de la chambre de contrôle

Justice militaire : Les «blanchis» et les «récalés» de la chambre de contrôle

Alors que les rideaux tombaient sur l’année 2017, l’instruction du dossier du putsch manqué a connu une évolution. En effet, ce vendredi 29 décembre 2017, plusieurs décisions ont été prises par la Chambre de contrôle du tribunal militaire de Ouagadougou. A ce titre, on a enregistré une levée d’écrou pour plusieurs personnes inculpées dans cette affaire.

Selon une source  Eddie Komboïgo, et notre confrère Caroline Yoda bénéficient désormais d’un non-lieu. Au sortir de cette audience qui a vu son client «entièrement  blanchi», Me Issouf Kabré, a laissé entendre que «tout avait été mis en œuvre pour accuser Eddie Komboïgo de complicité dans cette affaire, mais voilà que le droit a été dit en sa faveur».

Cette décision qui intervient à quelques jours de la Saint-Sylvestre confirme l’ordonnance de non-lieu prise le 24 juillet 2017, par le juge d’instruction à quelques semaines de l’audience de confirmation des charges. Eddie Komboïgo dont le sort était lié à la décision de la Chambre de contrôle attendait cette décision pour enfin être situé définitivement. Ainsi, après cette décision le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP)  poursuivi pour attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d‘assassinats, complicité de coups et blessures volontaires, se voit lavé de tout soupçon dans cette affaire qui lui aura causé tant de tournis.

Dans ce même dossier, une source nous apprend que le colonel Yacouba Ouédraogo, ex-président de l’Union pour un Burkina nouveau ( UBN) accusé d’avoir trempé dans le même coup de force bénéficie d’un non-lieu après l’ordonnance du juge Yaméogo. Il en est de même pour Moussa Nikièma, Noël Sourwèma, Masma Yanogo, Yves Nicodème Bassolé, Halidou Sawadogo. Par contre, plusieurs autres accusés n’auront pas cette chance. Il s’agit du général Gilbert Diendéré, inculpé pour «atteinte à la sûreté de l’Etat, Coups et blessures volontaires, incitation à troubles publiques».

Quant au général Bassolé, placé en résidence surveillée depuis octobre 2017, il s’est vu remettre toutes les charges qui avaient été abandonnées par la Chambre de contrôle. Pour leur part, le colonel Bouréima Kiéré, Léonce Koné, Hermann Yaméogo, Minata Guélwaré, Fatou Diendéré, le commandant Abdoul Aziz Korogho chef de corps du RSP, le capitaine Abdoulaye Dao et le colonel Omer Bationo passeront à la barre pour être jugés. 

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