Burkina Faso – Banque mondiale : Les grands axes de la coopération passés au peigne fin

Burkina Faso – Banque mondiale : Les grands axes de la coopération passés au peigne fin

 

Dans la matinée du lundi 29 mars 2021, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré a présidé une rencontre de haut niveau avec une délégation de la Banque mondiale conduite par Maimouna Fam, représentante résidente de l’institution au Burkina Faso. Au menu des échanges, la relecture du nouveau référentiel de développement en conformité avec les priorités du gouvernement dans un contexte marqué les crises sécuritaire et sanitaire.

Cette session de travail présidée par le chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré, a permis aux deux parties d’échanger entre autres sur les orientations stratégiques du nouveau référentiel national de développement en cours d’élaboration, les résultats attendus pour la première année de mise en œuvre de l’Allocation prévention et résilience (PRS) suite à l’adoption en décembre 2020 de la note d’éligibilité pour l’accès à ses ressources, et l’examen des conditions d’une mobilisation accrue des financements du Groupe de la Banque mondiale notamment l’amélioration du CPIA et la performance du portefeuille.

«La revue du portefeuille de projets qui a été organisé en début de ce mois et la tenue de la présente rencontre… témoignent de l’intérêt que la Banque mondiale accorde à la bonne exécution de nos projets et programmes», a déclaré le Premier ministre dans son discours d’ouverture. Poursuivant, il souligne que les projets et programmes dont ceux financés et cofinancés par la Banque mondiale, s’exécutent dans un contexte national et régional difficile marqué par la double crise sécuritaire et sanitaire avec des conséquences considérables sur la gestion des portefeuilles. En effet, il précise que du fait des crises sécuritaire et sanitaire, la mise en œuvre des projets a été confrontée à de nombreuses contraintes. «Le gouvernement en est conscient et ne ménagera aucun effort dans la recherche de solution», a déclaré Christophe Dabiré. Dans cette dynamique, il n’a pas manqué de saluer les initiatives qui ont été prises ensemble dont la création d’un comité national de suivi de la coopération avec la Banque mondiale en vue d’améliorer la gestion et le suivi des projets et programmes.

Selon les dires du chef du gouvernement, ces orientations stratégiques et mesures dénotent du souci commun qui anime les deux parties : celui de réaliser dans les délais et de façon efficace des actions à effets directs sur les populations pour l’amélioration de leurs conditions de vie. A l’issue de la rencontre, le ministre en charge de l’Economie, Lassané Kaboré, a fait savoir que cette réunion a permis de faire le tour de quelques préoccupations d’ordre stratégique avec la Banque mondiale. Il explique que dans le cadre du partenariat, une stratégie qui porte sur la période 2018-2023 a été élaborée. Et une revue à mi-parcours doit être faite. Ce qui permet de voir les grands axes sur lesquels ils doivent mettre l’accent. «Lorsque nous avons adopté ce cadre avec la Banque mondiale, il y avait le PNDES qui était là et était adossé sur ce référentiel», a-t-il dit. Malheureusement, les défis sécuritaires et la pandémie de la Covid-19 sont venus rendre le contexte un peu plus compliqué. «Aujourd’hui, les conditions ont changé…la prévention de la résilience d’une manière globale et de la sécurité occupe un axe majeur. Donc nous avons essayé de nous entendre et son excellence a donné des orientations pour que désormais cet axe-là soit pris en charge dans le nouveau référentiel qui est en cours d’élaboration», a déclaré le ministre. Compte tenu de tous ces éléments, la représentante résidente de la Banque mondiale, Maimouna Fam, pense qu’il était nécessaire de redéfinir leur stratégie afin de la réorienter vers les priorités du gouvernement qui est en train de finaliser son nouveau référentiel de développement.

A l’entendre, leur objectif est d’arrimer cette stratégie à ce nouveau référentiel et également prendre en compte au niveau de la Banque mondiale la stratégie Sahel qui a été développée récemment et qui vise à avoir des résultats tangibles dans tous les pays du Sahel tel que doubler l’accès à l’énergie, à l’électricité pour toutes les populations d’ici à 2023. Du reste, elle s’est dite satisfaite de la qualité de la coopération avec le Burkina. Cette rencontre a permis également de faire un tour d’horizon des performances du portefeuille et voir par la même occasion ce qui peut être amélioré. En outre, les questions liées à la gouvernance (accessibilité à la justice, l’accélération des procès) ont été abordées. Pour le ministre Lassané Kaboré,  des efforts doivent être faits sur ces questions, en vue de conforter la réconciliation nationale tant prônée. Les échanges ont également porté sur le retour de l’Etat dans les zones à défis sécuritaires et la question des déplacés internes. En somme, le ministre note une bonne prédisposition pour qu’ensemble de manière concertée et consensuelle ils puissent relever les défis et permettre une mise harmonieuse des programmes qui ont été conclus avec la Banque mondiale.

Pélagie OUEDRAOGO

 

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