Il s’agirait d’une révélation faite par l’un des présumés chefs terroristes arrêtés dans le cadre de l’Opération «Otapuanu» menée dans les régions de l’Est et du Centre-Est depuis mars 2019. Selon cette confidence, plusieurs cellules terroristes seraient en passe de s’installer dans les pays voisins du Burkina Faso. Il s’agit selon une source, du Togo, Bénin et du Ghana.
A en croire cette dernière, des preuves de contacts avec des personnes installées dans les pays voisins cités auraient été établies. Rappelons que le responsable djihadiste a été mis aux arrêts à l’Est du Burkina en mars dernier au cours d’une opération dénommée Otapuanu, foudre en langue locale (Goulmacéma). C’est au cours de son interrogatoire que Oumarou Diallo, alias Diaw Oumarou a affirmé avoir en projet, l’installation d’une cellule djihadiste à l’Est avec des ramifications dans les pays voisins du Sud. Selon une source gouvernementale, les autorités burkinabè ont alerté le Togo, le Ghana, le Bénin en leur demandant de prendre des mesures pour suivre les traces de certaines personnes restées en contact avec ces groupes.
Le vendredi 12 avril dernier, le chef d’état-major général des armées burkinabè lors d’un point de presse faisait un bilan partiel de l’Opération qui a permis selon lui, de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes et d’interpeller plus d’une centaine de combattants. Lors de cette opération, sept soldats burkinabè ont été tués dans des embuscades.
Le 1er janvier 2019, face à la récurrence des attaques, le président du Faso a décrété l’état d’urgence dans sept des treize régions que compte le pays. La menace a contraint plusieurs écoles à fermer leurs portes. A la date du 15 février 2019 et selon les chiffres livrés par le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, ces fermetures d’écoles concernent 154 233 élèves et 5 032 enseignants.
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