Attaque terroriste à Partiaga : Après «l’horreur», marche d’indignation et de colère à Diapaga

Attaque terroriste à Partiaga : Après «l’horreur», marche d’indignation et de colère à Diapaga

C’est une marée humaine qui est descendue dans les rues de Diapaga ce mercredi 1er mars 2023, pour exiger de la part du gouvernement plus de sécurité. Cette manifestation qui a drainé du monde, fait suite à l’attaque terroriste survenue dans la commune de Partiaga, le 26 février dernier, et dont aucun bilan officiel n’est toujours pas établi 72 heures après. En plus de réclamer la sécurité, les manifestants ont exprimé leur indignation et leur colère face au drame.

 

«L’horreur», c’est le mot employé par ceux qui ont rapporté le massacre survenu dans la commune de Partiaga située dans la province de la Tapoa, dans la nuit du dimanche 26 février. En réponse à cette barbarie humaine, c’est un monde fou qui est descendu dans les rues de la commune de Diapaga, située à 25 km de Partiaga, pour exiger plus de sécurité de la part du gouvernement. Cette manifestation fait suite à une journée ville morte décrétée la veille soit le mardi 28 février et qui aussi a connu un succès. Ce sont des hommes, des femmes, des jeunes, venus de différentes couches de la société, qui ont marché pour dénoncer l’insécurité dont ils sont victimes dans cette région de l’Est du Burkina. Ils ont manifesté leur indignation, leur colère au cours de cette marche. Sur des pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire : «SOS, ils vont nous finir, non à la trahison, IB ti bii be yo, nous avons aussi droit à la vie, SOS, Tapoa, sauvez-nous, IB à quand la paix, non à l’abandon de la Tapoa, etc.». A travers ce mouvement, les manifestants, en plus de réclamer la sécurité dans la région de l’Est, ont manifesté leur solidarité envers leurs frères de Partiaga qui ont été la cible d’une attaque terroriste des plus barbares. Ils disent se sentir abandonnés par les autorités, qui selon eux, restent insensibles à leur souffrance. Quand bien même ils disent avoir toujours foi en elles, ils pensent qu’il est plus que temps, qu’elles agissent vigoureusement, pour sécuriser la région et l’ensemble du territoire. Très marqués par ce qui s’est passé dans la commune voisine, certains appellent à une vengeance pour leurs frères, et appellent les Forces de défense et de sécurité (FDS) à détruire l’ennemi partout où il se trouve.

Les manifestants ont fustigé le silence des autorités en rapport à ce qui s’est passé. Ils étaient nombreux à les inviter à communiquer avec toute la transparence sur ce qui s’est passé. Selon des indiscrétions, les rescapés des tueries qui arrivent à Diapaga pour trouver refuge sont délaissés. On parle de plus de 3 000 déplacés qui sont arrivés dans la ville sans assistance. Ce sont les organisations de la société civile et des bonnes volontés qui les soutiennent pour le moment selon ce manifestant, qui a souhaité garder l’anonymat. Comme les autres, il déclare être fatigué de ces tueries qui n’en finissent pas et espère voir les autorités prendre la mesure du problème et protéger enfin la pauvre population sans défense.

A l’issue donc de la marche, il a été demandé à la population, de vaquer à ses occupations, mais de rester mobilisée et attendre d’éventuel mot d’ordre si toutefois, l’Etat ne réagit pas. «Nous sommes debout et nous sommes prêts à aller jusqu’au bout. C’est une obligation, et nous allons survivre», soutient un des organisateurs de la marche.

Edoé MENSAH-DOMKPIN

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