Alpha Yago, membre du secrétariat exécutif du CDP

 «Avec le référendum, chaque camp saura ce qu’il pèse réellement»

Symbole du rajeunissement des cadres  du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Alpha Yago est adjoint à l’influent François Compaoré, au secrétariat chargé du mouvement associatif. «Le bon petit de François» comme l’appellent certains, est  devenu par la force des choses, un des piliers de la mobilisation dans un parti qui a vu le départ des leaders historiques. Dans l’interview qu’il nous a accordée dans ses bureaux de la Zone du bois,  «Alpha» n’élude aucune question. De ses relations avec le frère du chef de l’Etat à la modification ou non de l’article 37, en passant par les mesures sociales du gouvernement et bien sûr, le meeting de ce samedi 21 juin 2014, au stade du 4-Août.  

 

 «Avec le référendum, chaque camp saura ce qu’il pèse réellement»

Symbole du rajeunissement des cadres  du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Alpha Yago est adjoint à l’influent François Compaoré, au secrétariat chargé du mouvement associatif. «Le bon petit de François» comme l’appellent certains, est  devenu par la force des choses, un des piliers de la mobilisation dans un parti qui a vu le départ des leaders historiques. Dans l’interview qu’il nous a accordée dans ses bureaux de la Zone du bois,  «Alpha» n’élude aucune question. De ses relations avec le frère du chef de l’Etat à la modification ou non de l’article 37, en passant par les mesures sociales du gouvernement et bien sûr, le meeting de ce samedi 21 juin 2014, au stade du 4-Août.   

Tel père, tel fils, votre père a plus ou moins tâté la politique, est-ce génétique dans la famille ?

Je vous remercie de me donner l’opportunité de m’exprimer dans votre journal qui est un nouveau venu pour contribuer à diversifier et à enrichir le paysage médiatique burkinabè. Je ne peux que vous souhaiter du courage dans la noble tâche que vous avez entreprise, à travers la conscientisation, l’information et la sensibilisation des populations. Pour répondre à votre question, je dirai qu’en effet, mon père est un homme politique. Il n’a pas que tâté la politique. Il est peut-être moins actif aujourd’hui, de manière opérationnelle, mais, dans les coulisses, il est très actif et bouge beaucoup. Il a une forte expérience et connaît bien la classe politique burkinabè dans son ensemble, pour avoir travaillé avec une grande partie des politiciens du pays. Je pense que de ce fait, ce n’est pas surprenant de voir que je sois réellement engagé en politique aujourd’hui. J’estime qu’il y a des valeurs à défendre et la meilleure façon, c’est de s’engager en politique, afin de pouvoir défendre ses visions et contribuer à améliorer les conditions de vie des populations et celles des jeunes, en particulier. J’admets que le fait que mon père ait fait la politique est un terreau favorable d’abord, à mon initiation à la politique. Ensuite, même si j’ai mis du temps avant de me lancer formellement dans un parti politique, le parcours de mon père y est en tout cas, pour quelque chose.

 

On sait que vous êtes «le bon petit» de François Compaoré. A quand date cette relation ?

 

Je pense qu’à ce sujet, c’est une question d’affinité et de proximité, en termes de vision. Il y a très longtemps que nous avons cette  proximité, notamment sur les questions en rapport avec la promotion de la vie associative, d’une manière générale. Chemin faisant, il est advenu qu’au dernier congrès du parti, j’ai eu la chance d’être proposé comme adjoint de cette personnalité politique. C’est avec beaucoup de fierté que j’ai accueilli cette distinction portée à  ma modeste personne et j’essaie autant que possible de l’accompagner dans l’accomplissement de sa mission. Quant au reste, je vous laisse apprécier. Les qualificatifs de «bon petit» et autres, je vous laisse le soin d’apprécier. Je suis son adjoint et vous savez que son champ d’action ne se limite pas qu’au volet associatif.

 

Quand vous vous exprimez, est-ce la voix du maître ?

 

Je pense qu’il a eu l’occasion de s’exprimer lui-même dans votre journal. Ça veut dire qu’il a la voix à lui, d’une manière pleine et entière. Même s’il s’exprime rarement, il le fait d’une manière audible, au vu et au su de tout le monde, s’il le faut. Je ne peux en aucun cas prétendre être sa voix. Je parle pour mon compte, quand j’ai à parler et je donne mes points de vue, ma manière de voir les choses. C’est peut-être cela aussi qui fait la spécificité du CDP d’aujourd’hui et le CDP, d’il y a quelques années de cela. Pour dire qu’il y a une plus grande liberté de parole, les gens assument leurs points de vue, dans un cadre démocratique et libre, sans crainte d’une quelconque colère qui viendrait de X ou de Y qui aurait un pouvoir au-dessus des autres membres du bureau du parti.

 

Mais est-ce à dire que vous ne le consultez pas systématiquement, avant toute action ?

 

Certainement pas ! Son agenda ne lui permet pas  que l’on puisse se voir à tout bout de champ. Mais, nous nous concertons, dans le cadre du secrétariat qu’il anime, pour harmoniser nos points de vue et surtout, prendre ses instructions, ses orientations, toute chose qui est normale et valable dans les autres secrétariats. On travaille en tandem, afin d’avoir des points de vue cohérents, mais aussi, afin de lui permettre, en tant que premier responsable, de donner les directives et les orientations.

 

Vous qui êtes proche de lui, si vous devez porter un jugement sur l’homme, que diriez-vous ?

 

Au plan professionnel (c’est cela qui nous lie), je pense que c’est quelqu’un de très expérimenté, un homme avisé, qui est très affûté, très aguerri, qui est vraiment  un manager. Il sait gérer les gens avec tact, avec courtoisie, tout en restant ferme, quand il le faut. Il est un homme accessible et ouvert. Au plan social, il est quelqu’un qui est humain et ne manque aucune occasion de participer aux activités à caractère social, lorsque celles-ci concernent soit son entourage, soit ses proches. Il n’hésite pas à participer ou à témoigner son soutien.

 

A Bobo-Dioulasso, votre fief, on vous dit très connecté, surtout en tandem aussi, avec le président de l’Assemblée nationale, Soungalo Ouattara, pour massifier le parti. En quoi consistent vos actions communes ?

 

Vous comprendrez très bien que je ne vais pas dévoiler la stratégie du parti à Bobo-Dioulasso dans la presse. Ce que je peux dire, c’est que le président de l’Assemblée nationale, Soungalo Appolinaire Ouattara, le leader du CDP des Hauts-Bassins, joue un rôle important dans le management et la canalisation des actions du parti au niveau de la région. De ce fait, en tant que membre du secrétariat exécutif national, j’essaie de l’accompagner dans les actions et les missions à lui assignées, en tenant en compte de mes domaines de compétence à savoir, la jeunesse, en général et celle associative, en particulier. J’essaie de lui apporter mon éclairage là-dessus. Si mon avis est demandé sur d’autres questions, je n’hésite pas également à le donner.

 

La dernière fois, on a vu que le CDP est arrivé à assécher le meeting de l’opposition à Bobo. Est-ce que cela fait partie de vos stratégies ?

 

Je ne vois pas cela de cette façon. Ce n’est pas que le CDP a asséché ou démobilisé le meeting de l’opposition. Je pense que la population bobolaise a pris conscience en réalité, de la supercherie que des acteurs de l’opposition ont essayé de faire à son niveau. Après l’effet lié à tout phénomène nouveau qui suscite forcément la curiosité et une certaine attirance, rapidement l’offre politique a des limites par rapport à la pertinence des arguments d’une certaine composante de l’opposition. Je pense que les Bobolais, en population avisée et n’ayant pas la mémoire courte, ont rapidement compris qu’il y a anguille sous roche et n’ont pas du tout adhéré à la vision d’une certaine frange de l’opposition qui, il n’y a pas longtemps, était aux affaires, aux postes les plus élevés de l’appareil d’Etat. Les Bobolais ont vite compris que c’était une volonté de les exploiter, de les utiliser, en vue d’atteindre  des objectifs purement personnels qui ne répondraient certainement pas à leurs attentes réelles de la paix, de la stabilité et surtout, de leur bien-être et de l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est ce qui explique que les Bobolais n’ont pas effectué le déplacement du stade Sangoulé Lamizana. Aucune autre raison ne peut être donnée comme explication à cet échec.

 

Vous n’y êtes pour rien ?

 

Nous pensons que nous avons joué notre rôle, tout simplement d’information et de sensibilisation les populations, de nos sympathisants et de nos militants, d’une manière générale. Ça, c’est l’apanage de l’ensemble de la classe politique à Bobo et même au niveau national. Vous avez vu qu’on a effectué des sorties dans les 370 communes du Burkina. Ça contribue aussi à informer toutes les populations à tous les échelons, à savoir, les communes rurales et urbaines, pour qu’elles prennent conscience des enjeux de la situation politique. Ce sont entre autres, ces activités qui ont contribué à la démobilisation de l’opposition.

 

Revenons au CDP, votre parti. Le conseil national a lancé un appel au président du Faso à convoquer un référendum. Voilà qu’un meeting est prévu à cet effet, samedi prochain. Est-ce à dire que les appels n’ont pas encore eu d’écho ?

 

Comme vous le savez, chaque parti politique a son agenda, sa stratégie. L’appel du conseil national a été fait, il appartient donc, au premier responsable du pays, à qui l’appel est destiné, de prendre une décision, en temps opportun. Il ne s’agit pas d’une course de vitesse. En rappel, l’élection présidentielle a lieu normalement en novembre 2015. Ce qui donne quand même, une marge et il y a du temps pour cela. Dans cette optique, après l’appel, nous menons des activités de conscientisation, de sensibilisation des populations, de nos militants et au-delà des Burkinabè, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, pour que le premier responsable du pays puisse prendre une décision en connaissance de cause et qui s’appuie sur la base la plus large possible. C’est ce travail que nous faisons et en temps opportun, ne doutez pas que le président tranchera sur cette question. Comme je l’ai dit, à chacun son agenda. L’apposition a son agenda, le parti au pouvoir également, a le sien.

 

Les meetings anti-référendum succèdent aux meetings pro-référendum et on a l’impression que c’est l’opposition qui a l’initiative et le parti majoritaire se contente de réagir ?

 

Pour votre information, je dirai que déjà le premier meeting de l’opposition a été programmé, au moment où le CDP envisageait déjà de faire un meeting. Etant donné que nous sommes à Ouagadougou et dans un pays de savane, peut-être qu’ayant eu connaissance de notre intention, ils ont dû anticiper. Peut-être que ce sont les mœurs politiques dans l’opposition. Mais qu’à cela ne tienne, je pense que ça participe du jeu démocratique. C’est toujours un signe de vitalité démocratique, que l’opposition dans un cadre républicain, tout comme le parti au pouvoir, puisse exprimer ses positions, à travers des activités, sous diverses formes. J’apprécie à sa juste valeur, cette évolution, cette maturité de la classe politique. Vous aurez noté que les langages va-t-en-guerre ne sont plus de mise, comparativement à quelques semaines. L’ensemble de la classe d’une manière générale, a un ton beaucoup plus mesuré et ce sont des choses que nous apprécions. Nous pensons que c’est la meilleure façon pour nous, de préserver l’essentiel, au-delà de toutes ces contradictions politiques, à savoir, la paix. Nous pensons que dans un contexte démocratique, les contradictions politiques se tranchent dans un cadre démocratique et pour nous, cela s’appelle “le référendum“ où le peuple s’exprime. Quand on prétend avoir le peuple avec soi, on n’a pas peur qu’il s’exprime.

 

Difficile de ne pas voir du marketing politique dans les milliards de prêts accordés aux jeunes, femmes et commerçants, jusqu’à 5 millions de F CFA par tête de pipe souvent, semble-t-il, sans garantie ?

 

Je pense d’abord qu’il ne faut pas isoler les prêts de l’ensemble des mesures sociales prises par le gouvernement. 54 milliards en septembre 2013 et plus récemment à hauteur de 117 milliards de F CFA. Cela pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble des Burkinabè dans toutes leurs composantes. Vous avez parlé des jeunes et des femmes, certes. Mais, et les fonctionnaires qui en avaient bénéficié ?  C’est donc l’ensemble de la population burkinabè qui en a bénéficié. On nous critiquait, il n’y a pas longtemps que les fruits de la croissance étaient inégalement répartis. Là, l’opposition a raté peut-être une occasion de nous féliciter, parce que 54 milliards ont été distribués dans un premier temps, aux différentes couches socioprofessionnelles du Burkina et dans un second temps, une mesure inédite de 117 milliards. Cela fait partie de la répartition des fruits de la croissance.

 

Est-ce que vraiment tout cela se fait sans aucune arrière-pensés politique, surtout dans ce contexte d’effervescence ?

 

Au cas où vous ne le sauriez pas, le président du Faso a été élu sur un programme quinquennal, «Bâtir ensemble, un Burkina émergent», qui court jusqu’en 2015. Dans l’exécution de ce programme, une des dimensions importantes pour le président et pour le CDP, c’est la prise en compte de l’amélioration des conditions de vie de la population. Il était important pour un parti comme le CDP qui se réclame de la social-démocratie, de songer à un meilleur partage des fruits de cette croissance. En un mot, c’est dans l’application du programme quinquennal du chef de l’Etat que ces mesures ont été initiées par le président. Certains ont parlé de l’or, se demandant où rentrent les retombées de son exploitation. Et bien, c’est la redistribution de toutes ces ressources qui contribue à mettre en œuvre les mesures sociales. Cela balaie du revers de la main l’idée que les fruits de la croissance ne sont pas répartis, le fait que c’est un parti libéral car on nous taxe de ne pas être des socio- démocrates. Ce sont des exemples frappants, parlants et concrets. Ce ne sont donc pas des mesures électoralistes. Ceux qui souhaitent briguer la présidentielle en 2015 ont peut-être oublié dans leurs calculs, qu’il y a un président en exercice dont le mandat court  jusqu’en 2015. Ce n’est pas parce qu’eux, ils se sont déclarés candidats que le programme du chef de l’Etat s’arrête. Eux, ils sont en campagne, alors que nous, nous sommes en pleine exécution du mandat présidentiel. On espère que d’ici à deux ans, on va frôler les 80 à 100 % de taux de réalisation, pendant qu’eux, ils voient tout à travers le prisme de la campagne. L’ordre du jour pour eux, c’est d’abord la présidentielle et ensuite, s’occuper du peuple. Nous ne sommes pas dans cette logique. Notre priorité c’est de s’occuper d’abord, du peuple et ensuite, accessoirement, de préparer les futures échéances.

 

Il n’y a donc aucune arrière-pensée politique derrière ces mesures, selon vous ?

 

Est-ce que le fait de s’occuper de la population, de lui permettre d’avoir des crédits à des conditions particulières, d’augmenter les indemnités des fonctionnaires, est un mal en soi ? Nous voyons la finalité première qui est l’amélioration des conditions de vie des populations. Tout le reste n’est qu’interprétation, supputation, et nous ne sommes pas dans ces considérations. En 2015, le peuple dira qui est le meilleur candidat qu’il juge à même de porter ses espérances pour les 5 ans à venir.

 

Est-ce que le meeting dit «d’engagement» pour le référendum du 21 juin  est opportun ?

 

Cela entre dans le cadre de notre agenda politique. Nous estimons qu’après Bobo-Dioulasso, il est bon que nous puissions réunir nos troupes  à Ouagadougou, pour exprimer une fois de plus, haut et fort, notre adhésion aux idéaux de paix, de progrès, de stabilité et notre attachement aux valeurs républicaines. Dans un contexte républicain, seul le peuple est souverain. Que ce soit dans des élections à caractère local ou national. Nous en appelons une fois de plus à un référendum pour trancher sur les questions qui font débat dans notre pays. 

 

L’enjeu des meetings, c’est le référendum,  après on fait quoi ?

 

Après, nous attendons la présidentielle. Les candidats iront s’affronter, le meilleur gagnera sur la base de son programme.

 

Pour l’instant, c’est meeting contre meeting avec l’opposition, à  quoi cela va aboutir ?

 

Je vois cela plutôt, en termes de libre expression de chaque sensibilité politique ayant  le droit de s’exprimer. Il faut que cela reste dans un cadre républicain dans le respect des règles de notre pays. C’est un signe de vitalité politique de notre démocratie. Ce sont des valeurs que nous jeunes, devons intérioriser et contribuer à promouvoir. Celui qui est en face n’est pas obligé d’avoir le même point de vue que moi. Il faut respecter le sien, tout en ne l’épousant pas forcément.

 

Quelles actions envisagez-vous, après ces meetings ?

 

Je suis adjoint au secrétariat chargé du mouvement associatif. En fonction de la disponibilité du premier responsable du secrétariat, nous allons organiser un atelier de validation de l’étude que nous avons menée sur la promotion du mouvement associatif. Ensuite, nous organiserons un atelier national de restitution pour créer une dynamique autour de la promotion du mouvement associatif. C’est cela notre agenda à court terme. Au niveau du parti, les premières responsables pourront aussi se prononcer sur cette question.

 

Ne craignez-vous pas des troubles sociaux, en convoquant le référendum ?

 

Si on devait faire des choix  à l’échelle d’une nation sur la base de la crainte, on n’en ferait plus. Il y a des choix à faire sur des questions qui divisent l’opinion. La façon la plus pacifique de les faire, c’est le référendum. Si on dit aujourd’hui, qu’il n’y a pas de référendum, il y a une frange très importante de la population et pas des moindres, qui sera mécontente. Ce sont les partisans du parti au pouvoir qui sont par définition, les plus nombreux. Si on dit qu’il y a référendum, c’est l’opposition qui ne sera pas contente. Pour trancher cela dans un contexte démocratique et républicain, c’est le référendum qui fera foi, car chacun mobilise ses troupes pour dire si elles sont pour ou contre la modification de l’article 37 de la constitution. Si les conditions d’un scrutin transparent sont créées, chaque camp saura ce qu’il pèse réellement. Un responsable de l’opposition disait que si Bobo disait «non» au référendum, tout le Burkina allait suivre. Au meeting de l’opposition du 14 juin au stade Sangoulé Lamizana  de Bobo, on a vu que Bobo a refusé de dire «non» au référendum. De ce fait, on a l’impression que le camp du «oui» semble être majoritaire.

 

Est-ce que la sortie médiatique du député Salam Dermé, à propos «d’armes» dont disposerait le CDP n’engage pas la responsabilité du CDP, dans le cas d’un éventuel pourissement de la situation politique nationale ?

 

L’honorable député est un jeune que je connais très bien. Nous échangeons beaucoup sur des questions. C’est un cadre brillant qui a beaucoup de qualité et de mérite. Il contribue à sa façon, à faire avancer les idéaux du parti. C’est dans ce cadre que lors d’un meeting dans un secteur de Ouagadougou, il a tenu ces propos qui n’ont pas été perçus dans leur contexte. Cela a donné une toute autre connotation qu’une certaine presse a bien voulu donner. Le député Dermé est quelqu’un qui est aguerri à la chose politique, malgré sa jeunesse. En dehors des interprétations malveillantes, on peut s’occuper de choses plus importantes. Ce qui nous préoccupe, c’est de travailler à faire en sorte que le meeting du samedi (NDLR, le 21 juin 2014)  soit une véritable réussite. Je  lance un appel à la jeunesse, qu’elle soit politique, associative, des secteurs informels, marchés et yaars. Je l’invite à faire massivement le déplacement du stade du 4-Août pour apporter son soutien aux idéaux de paix, de progrès et de prospérité autour du CDP et du président Blaise Compaoré. 

Interview par Karim TAGNAN

 Emmanuel W. SAWADOGO

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